
A partir 2008, le soutien aux activités internationales et interculturelles est sous la responsabilité de la direction exécutive. A cet effet, le directeur exécutif a reçu le mandat d’encadrer la préparation, la présentation, le suivi et l’évaluation d’activités et de services spécifiques reliés aux stages.
Fort des nombreuses informations recueillies au fil des ans et s’appuyant sur son expérience, une équipe du Feed Needs a rédigé un Guide des stages a l’intention des différents acteurs des IFSI; des Cégep et des différents structure qui œuvrent pour l’organisation des stages à l’international désireux de s’engager dans une telle démarche.
Ce Guide des stages internationaux s’adresse aux étudiants et au personnel afin de mieux se préparer dans la réalisation de stages. Toutefois, il ne pourra remplacer la dynamique pédagogique interactive qui se développe lors des activités de groupe, que ce soit des ateliers pré départ ou au retour des stages. Ce Guide ne prétend pas répondre à toutes les questions que soulève une bonne préparation à un stage. La diversité des stages et des pays ou ceux-ci ont lieu est telle que cela nécessiterait, pour les absorber, un texte beaucoup plus exhaustif.
J’espère que ce guide permettra à l’ensemble des intervenants, tout particulièrement, aux étudiants, à mieux se préparer avant le départ et à comprendre l’importance de la planification du bilan attendu au retour.
A tous ceux qui choisiront de s’engager dans une telle démarche, je vous souhaite bon succès.
Je tiens à remercier toute les l’équipe qui a travaillé à la rédaction de ce guide et je vous invite à nous faire part de vos commentaires dans le but d’en améliorer le contenu.
Victor Codjo DANGNIHOUN ; inf ; IDE
Directeur exécutif
A. Les stages internationaux : un monde a découvrir
1. Une expérience enrichissante
En participant à un stage, vous vous préparez bien sur à vivre une expérience enrichissante, susceptible de changer votre façon de voir le monde.
« Si on analyse les enjeux commerciaux et politiques de notre planète, on peut constater que le jeune de demain fera face à une société multiethnique ou les relations internationales seront de plus en plus présentes. Il devra être polyvalent et connaître plusieurs disciplines, et avoir une ouverture d’esprit sur les enjeux internationaux ; maîtriser plusieurs langues lui sera de plus en plus demandé. Au cours de sa vie professionnelle, il pourrait être amené a changer de carrière plusieurs fois et, peut être même, de pays. »
a) Faire des rencontres et découvrir de nouvelles façons de vivre.
« Chaque participant vivait seul dans une famille péruvienne à proximité de nos lieux d’activités. Ce fut une expérience incroyable ! Vivre, parler, manger, tricoter, jouer avec les enfants, faire le marché avec une famille locale ont apporté une grande richesse à cet échange. Nous avons été appelés à parler espagnol, à participer à d’autres types d’activités que celles prévues avec nos partenaires. Et après 70jours, cette famille, c’était notre famille ; et ce fut un des moments les plus émouvants que de la quitter à la fin du stage. » Témoignage de Lucie
Grâce au contexte d’immersion dans les communautés locales, le stage est une opportunité hors du commun pour créer des amitiés interculturelles. Que ce soit à travers la cohabitation ou le travail, vous serez confrontés à des habitudes de vie et de travail opposées à votre réalité ; une expérience qui peut vous amener à remettre en question des comportements, des manières de sentir et de réagir, des valeurs, voire même des croyances profondes. Ce que vous perdez en certitude et en stabilité, vous le gagnerez en adaptabilité. Témoignage de Anne
b) Apprendre à se connaître
A l’étranger, tout est différent. Parfois, devant l’inattendu, vous ne vous reconnaissez plus. Les expériences nouvelles vous amènent souvent à révéler des facettes cachées de votre personnalité. Le contact avec d’autres cultures vous permet aussi de mettre en perspective vos repères culturels et de prendre conscience de vos propres façons de faire et façons d’être.
c) Développer des habilités professionnelles
« Nous avons travaillé plus de dix-huit mois à ce projet et je suis très fière de ce que nous avons accompli. Nous avons relevé tout un défi et cette expérience nous suivra toute notre vie. Ce voyage nous a permis d’acquérir de l’expérience en tant que technicienne en santé animale, mais aussi de nous ouvrir au monde. Ce périple restera à jamais gravé dans nos mémoires et dans nos cœurs. » Témoignage Jean-Pierre
Plusieurs des apprentissages que vous ferez durant votre stage vous serviront de votre vie professionnelle. En plus d’acquérir de l’expérience pratique dans un domaine d’emploi, vous serez emmenés à développer de nombreuses aptitudes, telles que la capacités d’adaptation, constituent des atout précieux sur le plan professionnel. Plusieurs d’entre vous auront aussi l’occasion d’apprendre une nouvelle langue. De plus, le stage devrait vous permettre de développer une meilleure connaissance de certaines régions du monde. Autant de compétences susceptibles d’améliorer votre « employabilité » aux yeux de vos futurs employeurs. En résumé, le stage offre un avantageux complément à votre formation scolaire.
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2. Le profil «idéal » du stagiaire
« Il y a une chose que les participants aux stages en développement et coopération internationale ont en commun, c’est qu’ils voudraient connaître et partager les différences avec le reste du monde. C’est la raison pour laquelle ils s’engagent dans un stage pour collaborer à des projets divers, appuyer des gens qui croient dans le développement et la coopération internationale et, progressivement, se préparer à accepter d’autres cultures avec leurs différences.
L’intégration à travers la pratique d’expériences de travail et de solidarité à l’international est un défi immense et peut susciter un certain nombre de questions : « Pourrais-je m’adapter à de nouvelles cultures ? Que dois-je faire si je ne suis pas d’accord avec les pratiques sociales ou de travail du pays d’accueil ? Aurais-je envie de rentrer chez moi après quelques jours en terre étrangère ?»
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a)L’adaptation, la clé du succès !
De manière générale, les personnes qui réussissent à l’étranger sont celles qui peuvent s’adapter à leurs nouvelles conditions de vie. Elles vont à la rencontre des gens, apprennent la langue, étudient la culture, veillent sur leur santé, demeurent conscientes d’elles-mêmes et se font accepter par les habitants du pays.
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De quelles qualités a-t-on besoin pour réussir un séjour à l’étranger ? En voici une liste :
Bien sur, il ne s’agit pas d’avoir toutes ces qualités afin de réussir un stage. Il suffit de les garder en tête. De façon générale, ceux qui réussissent le mieux sont ceux entretiennent une attitude positive.
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3. Échapper aux clichés
a) Un stage, ce n’est pas du tourisme
Un stage à l’étranger est une expérience tout aussi excitante qu’exigeante. En effet, il requiert un engagement personnel plus important que celui que nécessite généralement un voyage touristique. Comme vous le lirez dans les prochains chapitres, le stage exige une bonne préparation et une participation à plusieurs activités, dont quelques-unes au retour.
Il importe donc de vous questionner sur les raisons qui vous amènent à participer à une telle expérience et de prendre le temps de choisir un stage en harmonie avec vos objectifs personnels. Il ne faut pas voir le stage simplement comme une possibilité de partir dans un autre pays.
b) On ne va pas changer le monde
Bien que votre séjour soit relativement court, il est possible que le projet auquel vous participerez s’étale sur une longue période de temps (souvent plusieurs années). En conséquence, entre le début et la fin de votre séjour, il se pourrait que vous ne voyiez pas concrètement les résultats de vos apports. Ne vous découragez pas. Les changements, même pour les personnes qui restent longtemps à l’étranger, ne sont parfois qu’à peine perceptible quand elles quittent. Comme les projets sont axés sur le développement durable, ce sont en général les communautés locales qui verront le fruit de ce travail et qui en profiteront. C’est pourquoi nous pouvons avoir l’impression que nos efforts amènent peu de résultats tangibles. C’est d’ailleurs souvent le cas. Cela ne doit pas cependant freiner vos élans. Gardez en tête que ces efforts ne sont que le commencement de quelque chose.
A. Les documents essentiels
1. Le passeport
Votre passeport est l’unique preuve de votre identité et de votre citoyenneté qui est acceptée partout dans le monde. Il est indispensable pour entrer dans tous les pays et pour revenir chez vous. Avant votre départ, assurez-vous que votre passeport soit valide.
a) Date d’expiration
Le passeport est valide en général pour une période de 5ans. Si votre passeport expire dans les six mois qui suivent la date prévue de votre retour au Canada, renseignez-vous afin de savoir quelles sont les règles et restrictions en matière de validité et d’expiration des passeports. Sachez que certains pays vous refuseront l’entrée si votre passeport expire dans les six mois qui suivent.
b) Obtenir son passeport
Pour obtenir un passeport, vous devez vous adressez aux structures compétentes de votre pays ou de votre lieu de résidence.
c) En cas de perte ou de vol
Votre représentation diplomatique à l’étranger peut délivrer un passeport provisoire ou d’urgence aux voyageurs qui se trouvent dans une situation précaire à l’étranger. Si vous perdez votre passeport où qu’on vous le vole, vous devez immédiatement signaler l’incident à la police. Communiquez ensuite avec votre consulat ou votre représentation diplomatique.
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2. Le visa et le permis de travail
Pour entrer dans certains pays, il est nécessaire d’obtenir un visa. Vous pouvez généralement en faire la demande à l’ambassade ou au consulat du pays en question. Sachez que des frais sont la plupart du temps exigés et que les délais de traitement peuvent varier. Quoi qu’il en soit, le Service à la vie étudiante vous aidera à faire les démarches nécessaires pour vous procurer votre visa.
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3. Les billets d’avion
Le Service à la vie étudiante se charge aussi de faire l’achat du billet d’avion. Il s’assurera en outre que vous êtes protégé par une assurance annulation. Si pour une raison ou pour une autre, vous étiez dans l’incapacité de prendre votre vol, l’assurance annulation prévoit des modalités de remboursement du prix du billet.
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4. Quelques précautions à prendre
Faites des photocopies de votre passeport et de vos cartes d’identité et, durant le voyage, conservez-les séparément des originaux. Apportez-en une copie au Service à la vie étudiante et, pour plus de sécurité, laissez-en aussi des copies à un ami et à un parent dans votre pays. Nous vous recommandons également d’apporter, en plus de votre passeport, un certificat de naissance ou une autre preuve d’identité. En cas de perte de votre passeport, ces mesures simples permettront de le remplacer plus rapidement.
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B. La santé : mieux vaut prévenir que guérir
1. Les examens médicaux
Toute personne se préparant à effectuer un long séjour à l’étranger doit passer un examen de santé complet, y compris un examen gynécologique. Il est en effet important de connaître le plus précisément possible votre condition physique afin de pouvoir réagir rapidement et de façon adéquate en cas de problème de santé à l’étranger.
Aussi, vous recevrez un formulaire médical. Une fois rempli, vous devez le retourner au Service à la vie étudiante. Si vous souffrez d’allergies, il est important d’en aviser votre responsable de stage. De plus, vous devez fournir une preuve écrite de votre groupe sanguin.
Enfin, si vous prenez des médicaments de façon régulière, prenez le soin de renouveler vos prescriptions et de les apporter avec vous lors de votre séjour. Pour éviter des ennuis avec les douaniers, il est préférable d’avoir en votre possession une lettre de votre médecin décrivant à la fois vos médicaments avec et sans ordonnance.
N’oubliez pas que la prise de rendez vous pour un examen médical peut parfois être longue. Aussi, n’attendez pas à la dernière minute pour contacter votre médecin.
a) L’examen dentaire
Une visite chez le dentiste avant votre départ est une bonne idée. Si votre dentiste vous recommande certains traitements, tachez de les suivre avant votre départ.
b) L’examen de la vue
Si vous portez des verres correcteurs, assurez-vous que prescription est à jour. De plus, il est pratique que vous ayez en votre possession une copie de l’ordonnance de votre optométriste, au cas ou vous perdriez ou endommageriez vos lunettes ou verres de contact et que vous auriez besoin de les remplacer durant votre séjour.
2. La vaccination
Comme les conditions climatiques et d’hygiènes sont parfois très différentes à l’étranger, vous risquez lors de votre séjour, d’entrer en contact avec des virus ou d’autres agents pathogènes pour lesquels votre système immunitaire n’est pas bien préparé. La vaccination permet à votre organisme de stimuler les mécanismes de défense nécessaires pour combattre une infection sans avoir à subir les complications de la maladie.
En conséquence, il est conseillé de visiter une clinique santé-voyage pour vous informer sur les vaccins à recevoir avant de partir et d’établir, selon vos besoins, un calendrier de vaccination. Notez aussi qu’il y a des vaccins obligatoires pour certaines destinations. Dans ces cas, une preuve de vaccination pourrait vous être demandée à l’entrée du pays.
a)Recommandations en matière d’immunisation
Les recommandations en matière d’immunisation dépendant de votre destination, de la longueur de votre séjour et du temps écouler depuis votre dernière vaccination de routine. La protection nécessaire peut varier selon votre age et votre état de santé ; elle dépend aussi de vos conditions de vie durant le séjour : si vous demeurez en ville ou dans des régions rurales, à l’hôtel ou dans une famille d’accueil, etc.
b) Se faire vacciner : ou, quand, comment, combien ?
Sachez que certains vaccins demandent plusieurs semaines avant d’être efficaces. Il est donc conseillé de consulter la clinique santé-voyage idéalement 6 à 8 semaines minimum avant votre départ.
Les besoins d’immunisation sont établis en fonction du voyageur et de sa destination. De ce fait, les coûts varient considérablement d’une personne à une autre. Malheureusement, certains vaccins sont onéreux et ne sont pas couverts par le régime public d’assurance-maladie.
3. L’assurance santé voyage
Selon d’autres pays ; si vous passez au-delà de six mois à l’étranger, il se peut que vous cessiez d’être couvert par le régime d’assurance maladie. De plus, la province impose des restrictions quand aux services médicaux contractés à l’étranger et les frais encourus.
C’est pourquoi le Service à la vie étudiante vous recommandera une assurance maladie personnelle privée. Les régimes offerts comprennent une assurance accident et une assurance maladie complète, et prévoient notamment l’évacuation médicale en cas d’urgence.
Si toute fois, vous êtes déjà couvert par une police d’assurance (celle de vos parents, par exemple), veuillez en aviser votre responsable de stage. Vous devrez lui fournir une pièce qui prouve que vous êtes bien assuré, de même que le numéro de police d’assurance.
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C. S’informer
1. Intéressez-vous à la culture de votre pays d’accueil
Une bonne connaissance du pays, de la culture, de la nourriture, de la musique, de l’histoire et de la géographie peut faciliter votre intégration. Il est donc souhaitable que vous vous documentiez et que vous participiez à des activités susceptibles de vous enrichir sur la situation politique, culturelle, sociale et économique de votre terre d’accueil.
Informez-vous sur :
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2. Apprendre la langue
Apprenez, dans la mesure du possible, quelques rudiments de la langue de votre pays d’accueil. Il vous sera ainsi plus facile d’établir des contacts avec les gens que vous allez rencontrer et cela facilitera grandement votre intégration. Aussi, ces derniers vous réserveront bien souvent un meilleur accueil. Les gens sont généralement heureux et reconnaissants de voir que l’on fait des efforts pour intégrer leur société.
Pour faciliter votre apprentissage linguistique, munissez-vous d’un dictionnaire ou d’un petit guide de conversation. Vous pouvez aussi suivre des cours dans une école spécialisée ou vivre l’expérience d’un jumelage linguiste offert par différents organismes. Finalement, vous pouvez vous aider à vous faire l’oreille en regardant des films en version originale (avec sous-titres) ou en écoutant la radio. De nombreuses chaînes de radio. De nombreuses chaînes de radio internationales sont accessibles sur Internet.
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D. Quoi apporter ?
1. Les documents essentiels
2. Autres documents utiles
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3. L’argent
a) Faire un budget
Pour vous aider à planifier votre budget, le Service à la vie étudiante vous offre ses services. Afin d’éviter de se retrouver à sec, il est en effet conseillé d’évaluer ses besoins monétaires en dressant une liste des dépenses susceptibles d’être effectuées lors de votre séjour. Aurez-vous, par exemple, à défrayer des coûts de transport, d’hébergement, de nourriture, etc. pour les sorties et les activités ? Combien coûtent ces services dans les pays d’accueil ? Vous devez aussi prévoir des sous pour les souvenirs, les communications (timbres, téléphone, ou café Internet) et les taxes d’aéroport. Gardez par ailleurs en tête le fait que vous habiterez peut être avec des gens dont le niveau de vie est moindre que celui auquel vous êtes habitués dans votre pays. La plupart du temps, les stages s’effectuent dans des pays en développement. Par conséquent, soyez sensible et respectueux. Evitez d’agir de façon ostentatoire (ex : apporter une grosse somme d’argent au marché ou effectuer des dépenses importantes sans êtres accompagné par une personne de l’encadrement) et d’exposer votre avoir. Cela pourrait créer des malaises.
b) Argent comptant en devise étrangère
Il est généralement difficile de se procurer de la monnaie locale de votre pays d’accueil à partir de votre pays; cela dépend en fait de votre destination. Toutefois, certaines devises telles que les dollars US ou les euros sont faciles à échanger à l’étranger. Aussi, il peut être recommandé de vous procurer de ces devises avant de partir. Renseignez-vous auprès de votre responsable de stage sur le type de devise à apporter. Comme les vols sont fréquents à plusieurs endroits, évitez de transporter avec vous de grosses sommes d’argent comptant.
c) Chèque de voyage
Très populaire autrefois, les cheques de voyage sont aujourd’hui de moins en moins utilisés en raison de leur coût (1% de leur valeur), des frais parfois exigés pour les échanger pour les échanger, de leur taux de change souvent moins avantageux que l’argent comptant de la difficulté, dans certains pays, à trouver des endroits pour les échanger. Ils constituent tout de même une option intéressante décidez d’apporter des cheques de voyage, faites-vous une liste des différents numéros en cas de perte ou de vol.
d) carte de crédit
La carte de crédit est une bonne façon de payer les dépenses importantes et de retirer de l’argent au Bénin, de l’argent comptant. Il est en effet, ordinairement plus facile d’effectuer des retraits à l’étranger à l’aide d’une carte de crédit qu’a l’aide d’une carte bancaire (de guichet). Si vous prévoyez utiliser votre carte de crédit de cette façon, renseignez-vous sur les modalités (ex : vous aurez sans doute à vous procurer un NIP) et sachez que des intérêts en effectuant des avances de fonds sur votre carte. Les cartes de crédit les plus couramment acceptées à l’étranger sont Visa et Mastercard. Avant d’utiliser votre carte de crédit à l’étranger, renseignez-vous toujours sur les frais qui pourraient être ajoutés à votre facture pour son utilisation. Notez aussi que les cartes de crédit font souvent l’objet de fraudes. Evitez de les utiliser trop fréquemment (dans les magasins, restaurant, etc.) ou dans des endroits qui vous semblent suspects. Vérifiez également vos relevés par Internet ou lors de votre retour . Si vous notez des anomalies, avertissez votre institution.
Important : vérifiez les dates d’expiration de vos cartes, surtout si vous partez longtemps.
e) Carte bancaire
La carte de guichet automatique est à certains endroits, notamment en Europe, la façon la plus pratique de retirer de l’argent comptant. Malheureusement, celle-ci n’est pas acceptée partout à l’étranger. Renseignez-vous auprès de votre banque sur les services de guichet automatique bancaire offerts dans votre pays d’accueil. Prenez aussi en considération le fait que vous n’habiterez peut être pas dans une grande ville. Les guichets automatiques, s’ils sont fréquents ici, ne le sont pas toujours à l’étranger. Si vous apportez votre carte bancaire durant votre séjour, demandez à votre institution si elle peut vous en émettre une deuxième au cas où vous la perdriez ou que celle-ci se démagnétiserait.
f) Quelques conseils pratiques
Puisque les modes de paiements, services bancaires et autres varient d’un pays à un autre, informez vous auprès de votre responsable de stage sur la meilleure façon d’effectuer vos achats et de retirer de l’argent dans votre pays d’accueil ;
Comme aucun mode paiement n’est par ailleurs parfait, pensez à diversifier vos moyens d’effectuer vos paiements ;
Il est prudent de faire une liste des cartes de crédit, cartes bancaires et de vos chèques de voyage. Donnez cette lise à un de vos parents, cela pourrait être pratique en cas de perte ou de vol.
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4. La trousse de premiers soins
a) Pour les besoins généraux
Votre accompagnateur aura en sa possession durant le stage, une trousse de premiers soins de base comprenant entre autres :
Nous vous suggérons cependant d’apporter une petite trousse personnelle comprenant :
b) Pour les besoins spécifiques
Si, pour une raison ou pour une autre (ex : problèmes de santé, séjour dans une région ou il y a du paludisme, etc) vous devez prendre des médicaments durant votre séjour, il est de votre responsabilité d’apporter ces médicaments avec vous. Il en va de même pour les prothèses, verres correcteurs ou tout matériel spécifique que pourrait requérir votre état de santé.
Médicaments
Assurez-vous d’en avoir une provision suffisante pour toute la durée de votre voyage. Gardez les médicaments dans leurs emballages d’origine. Assurez-vous que les contenants sont clairement identifiés. Apportez également un double de vos ordonnances, indiquant la dénomination commune et le nom commercial de vos médicaments, qui vous servira en cas de perte ou de vol. Il est aussi prudent de diviser les médicaments essentiels en deux parties et de les placer dans des valises ou des sacs de voyage différents pour ne pas être pris au dépourvu si vos bagages étaient en retard, égarés ou volés.
Notez que certains médicaments en vente libre dans votre pays sont interdits dans d’autres pays ou ne se vendent que sur ordonnance. Renseignez-vous pour savoir si la vente des médicaments que vous prenez est autorisée dans le pays ou vous allez. Avant de vous rendre dans certains pays, il est également conseillé d’obtenir une note de votre médecin précisant les raisons médicales de votre ordonnance et la dose prescrite.
Si le médecin vous conseille d’apporter des seringues stériles pour les urgences, il est bon d’y adjoindre un certificat médical pour mettre au courant le personnel médical qualifié qui devra intervenir. L’emploi de seringues stériles élimine le risque de transmission du SIDA, de l’hépatite B ou d’autres maladies transmissibles par les seringues contaminées. Toutefois, dans un bon nombre de pays ou le trafic illégal de la drogue est un problème, un voyageur qui possède des seringues et ne peut donner d’explication satisfaisante ni produire un certificat médical risque d’avoir de sérieuses difficultés avec les autorités policières.
En résumé, il vous faut apporter :
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c) Quelques conseils pratiques
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5. Les vêtements
Dans plusieurs pays, le climat que l’on retrouve est plus chaud. Certains endroits cependant peuvent vous réservez des surprises, particulièrement durant les saisons hivernales ou si votre communauté se trouve en altitude. Informez-vous sur la température avant de faire vos valises. N’oubliez pas non plus que, dans bien des pays, les maisons et les endroits publics ne sont pas équipés de systèmes de chauffage.
De plus, il se peut que la façon de s’habiller dans le pays d’accueil diffère grandement de la notre. Il est possible par exemple que le port du « short » pour les hommes, ou des pantalons pour les femmes ne soit pas indiqué. Vérifiez ce qu’il en est auprès de votre responsable de stage. De façon générale, les vêtements serré (moulant) ou provocants sont à proscrire. Evitez aussi les vêtements délavés, déchirés, ou rapiécés, ou encore comportant des dessins ou des inscriptions susceptibles d’offenser certaines personnes.
a) Vêtements formels pour les activités officielles
il se peut que vous ayez, durant votre séjour, à participer à des activités officielles. Il vous faudra alors des vêtements de circonstance.
Pour les hommes : complet léger ou pantalon propre et un veston, chemise cravate et souliers de ville plats et confortables
Pour les femmes : une robe ou jupe longue, accompagnée d’une blouse et souliers à bouts fermés.
b) Vêtements de tous les jours
Pour les femmes :
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6. Nécessaire de toilette
Dans plusieurs pays, il est facile de se procurer les articles de toilette, notamment les savons, shampoings, dentifrices, etc. informez-vous avant de partir sur ce dont vous aurez besoin afin d’éviter de transporter inutilement des choses que vous pourriez acheter sur place.
Voici une liste des articles de base pour la toilette :
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7. Pour le plaisir
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8. Pour le travail
Assurez-vous que les appareils électroniques, comme les téléphones cellulaires, les ordinateurs portatifs ou les jeux électroniques, sont chargés et prêt à être mis sous tension aux fins d’inspection, car on pourrant vous le demander au point de contrôle de l’aéroport.
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9. Autres items
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10. Faire sa valise
a) Choisir son contenant
Avant de choisir le contenant dans lequel vous transporterez vos bagages, pensez à vos besoins et à l’utilisation que vous en ferez. Voici quelques éléments pouvant servir à votre réflexion.
Le sac à dos
Si vous pensez avoir à vous déplacer fréquemment à pied, optez pour le sac à dos. Son confort sera vite apprécié. Choisissez de préférence un sac à dos coussiné et ajusté à votre taille. Prenez le temps d’en essayer plusieurs avant d’arrêter votre chois. Notez que certains sacs à dos sont munis de rabats extensibles qui augmentent la capacité du sac.
Le sac de voyage
Si vous pensez par ailleurs utiliser d’avantage les transports en commun, le sac de voyage constitue peut être une option intéressante. Ce dernier attire généralement moins l’attention que le sac à dos (très visible et identifiable) et se glisse facilement sous une banquette ou dans un filets à bagages. Optez pour un sac imperméable, muni d’une sangle ajustable qui permet de le porter en bandoulière, et une double poignée de portage. Vous pouvez également investir dans un « tire bagages » pliable et à roulettes qui facilite le transport sur les longues distances.
La valise
Généralement lourde, la valise n’est pas conseillée pour les voyages nécessitant beaucoup de déplacements. Si vous optez pour ce type de rangement, ne la prenez pas trop grosse et soyez sur que vous êtes capable de la transporter sur des distances relativement longues.
Le sac de jour
Il s’agit d’un sac de petit format offrant un complément au sac à dos ou au sac de voyage. Il permet de recevoir quelques articles (vêtements, caméra, etc.). Il est idéal pour les activités quotidiennes (travail, randonnées, etc.). Vous pourrez en outre l’apporter avec vous dans l’avion, en guise de bagage à main.
La ceinture de voyage pour la taille
Pour vos effets personnels tels que passeport, argent, porte monnaie, cartes et autres, pensez à vous procurer une ceinture de voyage qui se porte sous les vêtements. Vos documents importants seront ainsi à l’abri des regards et n’attireront pas l’attention des malfaiteurs.
Le sac à main et le sac de taille
Pour éviter d’étaler au grand jour le contenu de votre ceinture de taille, vous pouvez également vous munir d’un sac à main ou d’un sac de taille. Cependant, n’y gardez pas d’objets de grande valeur, car ils sont faciles à dérober.
Les sacs pour appareil photo, caméra vidéo ou ordinateur portable
Ils sont utiles pour protéger votre matériel. Choisissez le modèle en fonction de vos besoins en évitant de parader avec des sacs arborant des autocollants, logo et autres marques de commerce qui permettent d’en deviner le contenu.
b) Prendre l’avion
Gardez avec vous dans l’avion les choses de première nécessité : vos documents importants (billets d’avion, passeport, etc) ; votre argent, les adresses et numéros de téléphone de vos contacts dans le pays d’accueil. Il est aussi conseillé de mettre dans votre bagage à main quelques articles de toilette, certains vêtements de rechange, de même que les médicaments que vous devez prendre régulièrement, au cas ou vos valises ne vous suivraient pas immédiatement. Pensez peut être y glisser aussi vos articles fragiles tels que votre camera. Enfin, si votre vol est long, apporter un bon livre ou votre lecteur CD pourrait être une bonne idée. Sachez toutefois qu’aujourd’hui la plupart des avions sont équipés de téléviseurs et de chaînes radio.
c) Partir léger
Prenez le temps de choisir judicieusement les articles et les vêtements que vous apportez avec vous. Vous apprécierez voyager léger, surtout si vous comptez vous déplacer ! Vous gagnerez ainsi en liberté d’action et pourrez garder vos affaires à l’œil dans les transports et autres lieux, ou un sac volumineux n’est pas le bienvenu. Vous aurez aussi plus d’espace pour vos souvenirs de voyage.
Même si vous partez pour plusieurs mois, il est conseillé de limiter le poids de votre bagage à vingt kilos ou moins. Les possibilités de laver ou faire laver son linge existent presque partout. Il est aussi souvent possible d’acheter des vêtements sur place bon marché.
d) Quoi ne pas apporter
Evitez d’emporter de la nourriture ou des denrées périssables. La possession de drogue d’armes ou de matériel pornographique est évidemment interdite. Depuis les événements du 11septembre 2001, il est aussi défendu de transporter dans son bagage à main tout objet qui pourrait servir à blesser une personne. Désormais, les petits ciseaux, coupe ongles, limes à ongles, etc. doivent être rangés dans les valises. Plus récemment, de nouvelles mesures de sécurité interdisaient d’apporter avec soi dans l’avion tout objet contenant du liquide (bouteille d’eau, de shampoing, etc.) de même que certaines pièces d’équipement électronique (ex : ordinateurs portables). Bien qu’il soit possible que ces mesures soient temporaires, il est recommandé de vous informer auprès des autorités sur les mesures de sécurité en vigueur avant de prendre l’avion.
e) En cas de perte de vos bagages
Si vous ne retrouvez pas vos bagages lors de votre arrivée, rendez-vous au comptoir de la compagnie aérienne et avisez le personnel. Il arrive que les bagages soient égarés lors des transits dans les différents aéroports. Ceux-ci sont par ailleurs la plupart du temps retrouvés dans les heures, ou les jours qui suivent. La compagnie tentera alors de vous contacter aux coordonnées que vous lui laisserez.
f) Quelques conseils pratiques
A. La sécurité, il faut y veiller
1. La baignade
Ca y est, vous voila sur le bord de la mer, les deux pieds dans le sable. L’envie vous ronge de vous jeter à l’eau. Mais avant de plonger, rappelez-vous que la baignade peut être une activité risquée. Pour vous amuser en toute sécurité, voici quelques recommandations.
2. Vols et arnaque
3. L’alcool et les drogues
L’usage de drogues illicites est interdit dans tous les pays même si, dans certaines régions, il est facile de s’en procurer et d’en consommer ouvertement. Dans la plupart des pays, la possession de drogues est passible de lourdes amendes, voire de longues peines d’emprisonnement. Pensez-y sérieusement !
Evitez aussi de boire trop d’alcool, car cela inhibe les sens et affaiblit le sens de l’orientation. Vous augmentez ainsi le risque de vous retrouver dans une situation précaire.
4. Le transport et les déplacements
Pour vous déplacer d’un point A à un point B en toute sécurité :
a) la marche à pied
b) Le taxi
Il est déconseillé de prendre des taxis à la volée dans la plupart des grandes villes. Dans les aéroports, il est préférable de s’adresser aux guichets des compagnies de radio taxi installés en salle de livraison des bagages,
Choisissez vos taxis et évitez ceux qui racolent
Dans plusieurs pays, les taxis n’ont pas de compteur. Vous devez alors demander le prix du trajet au chauffeur et le marchander avec lui avant de partir. Informez-vous, avant de négocier, des distances que vous aurez à parcourir et du tarif régulier.
c) Les transports en commun,
d) La conduite automobile et les motocyclettes
Conduire à l’étranger représente parfois une aventure périlleuse. Comme les habitudes de conduite sont souvent différentes des nôtres et que l’état des routes laisse parfois à désirer, vous pourriez vous exposer à de gros risques. La prudence est donc toujours de mise ! En cas d’accident, sachez aussi que vous pouvez vous retrouver avec de sérieux problème de démêlés avec la justice locale. Aussi, privilégiez en tout temps l’utilisation des transports en commun.
Si toutefois, pour une raison ou une autre, vous deviez impérativement prendre la route :
e) Les aéroports
Avant de vous rendre à l’aéroport
A l’aéroport
A bord de l’avion
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5. A l’hôtel ou dans les lieux d’hébergement
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6. Pour les femmes
Ce n’est un secret pour personne, la femme qui voyage doit se montrer particulièrement vigilante pour assurer sa sécurité.
Au sein d’autres cultures, les femmes sont directement touchées par les croyances religieuses et les convenances sociales du pays ou elles se rendent. Elles doivent dans certains pays adapter leur tenue vestimentaire ou leur rapport avec les hommes. A certains endroits, elles doivent faire attention ou elles se promènent surtout le soir. Les femmes doivent donc apprendre à composer avec ces attitudes différentes afin de rendre leur séjour plus enrichissant et sécuritaire. Il est donc important de se renseigner le plus possible sur la culture et les coutumes locales, ainsi que sur le rôle que jouent les femmes dans la société ou vous irez.
a) Tenue vestimentaire
Accordez une attention particulière à votre tenue vestimentaire. Si vous vous rendez dans un pays en développement ou dans une société dominée par les hommes, efforcez-vous de vous vêtir modestement. A certains endroits, les coutumes fondées sur des croyances religieuses ou morales ont une grande incidence sur la tenue vestimentaire des femmes. Si vous transgressez ouvertement ces règles, votre comportement sera considéré comme irrévérencieux et il pourrait vous mettre en péril. Pourquoi ne pas adapter votre tenue vestimentaire aux coutumes du pays ou vous vous trouvez ? ce défi intéressant vous permettra sans doute d’en apprendre beaucoup.
Les femmes portant des vêtements qui risquent d’entraver leur temps de réaction en cas d’attentat sont malheureusement celles qui attirent le plus les voleurs. Essayez de façon générale, de vous fondre dans la masse. Observez autour de vous et conformez-vous aux habitudes locales. Par exemple, si les femmes ne portent pas de sac à main, n’en portez pas.
c) Harcèlement sexuel
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7. L’aide consulaire
Chaque pays à son bureau de représentation consulaire dans les pays que vous visitez. Ces bureaux offrent divers services.
Il est habituellement recommandé de s’enregistrer à l’ambassade ou au consulat lors de votre arrivée à l’étranger. En cas de besoin, on pourra vous venir en aide plus rapidement.
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8. Quelques conseils pratiques
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B. La santé : petit guide de survie
1. Le décalage horaire
Vous savez que la terre est divisée en 24 fuseaux horaires de même taille. Le point de départ de ces fuseaux est le méridien (ligne imaginaire se rejoignant aux pôles et situé à la même longitude) de Greenwich en Grande-Bretagne. Chaque fuseau horaire partage la même heure. Si vous vous dirigez d’Ouest en Est, le temps avant. Ainsi, il est six heures de plus à Paris qu’à Montréal. Et à l’opposé, si on se dirige d’Est en Ouest, le temps recule.
Le décalage horaire, appelé en anglais « jet lag » se manifeste quand nous franchissons rapidement plus de trois fuseaux horaires. Les facteurs tels que les repas, le sommeil et l’éveil, qui règlent notre cycle quotidien, sont alors bouleversés. Les déplacements de l’Ouest vers l’Est provoquent généralement des effets plus marqués.
a) Les symptômes
Les effets du décalage horaire sont principalement la somnolence durant le jour et l’insomnie, mais aussi la fatigue, le manque d’appétit, le dérèglement intestinal, les maux de tête, l’irritabilité et les difficultés de concentration.
b) Quoi faire ?
Il n’y a pas de remède miracle au décalage horaire. Il faut généralement laisser le temps à l’organisme de s’adapter. L’idéal est de tenter d’adopter le plus rapidement possible le rythme de vie local, e, mangeant et dormant aux mêmes heures que les habitants du pays d’accueil. Cela demeure cependant parfois plus facile à dire qu’à faire.
Pour faciliter la transition voici quelques conseils :
2. Voyager en altitude
Lorsque vous voyagez en altitude (2400métres et plus), plusieurs phénomènes surviennent : baisse de la température, diminution de la pression atmosphérique. Ces changements ont des conséquences directes sur l’organisme, notamment la perte de liquides, et l’augmentation des rythmes cardiaque et respiratoire.
a) Les symptômes
Il se peut par conséquent que vous éprouviez certains malaises tels que des maux de tête, des nausées, de la difficulté à trouver le sommeil ou des pertes d’appétit. Mais attention, ce peut être beaucoup plus grave. La prudence est donc de mise. Sachez que le mal des montagnes se manifeste souvent plusieurs heures après l’arrivée en altitude.
b) Quoi faire ?
il est recommandé d’effectuer les montées de façon graduelle dans le cas d’une expédition par exemple. Vous laisserez ainsi le temps à votre organisme de s’habituer. Evitez les exercices violents, l’alcool, le tabac et les médicaments non prescrits. Faites attention de bien vous hydrater.
Notez que les séjours en altitude sont déconseillés aux personnes souffrant de certains problèmes de santé, notamment les troubles cardiaques.
3. Manger et boire
Une des plus grande adaptation que vous aurez à vivre tout au long de votre séjour est sans doute la nourriture. Les habitudes alimentaires varient en effet beaucoup d’un pays à l’autre. Si cette expérience peut être des plus excitantes – découvrir les spécialités culinaires de son pays d’accueil est souvent agréable- elle représente tout de même un grand défi pour l’organisme.
S’adapter à une nouvelle alimentation signifie ingérer des aliments auxquels nous ne sommes pas toujours habitués. Dans certains pays, par exemple, on mange très épicé. Certains aliments peuvent aussi contenir des germes ou des parasites susceptibles d’entraîner des problèmes de santé. Afin d’éviter des troubles digestifs, la prudence est donc de rigueur.
a)Quelques conseils pratiques
c) Aliments à éviter
d) L’eau
De nombreuses maladies sont transmises par l’eau. La contamination intervient aussi par les aliments crus lavés avec de l’eau non potable (salades, tomates, fruits, etc.). Faites attention aussi aux glaçons !
Rappelez –vous que ce n’est pas parce que les habitants d’un pays boivent d’une eau, que celle-ci est bonne pour vous. Avec le temps, ces derniers développent des anticorps qui permettent de lutter contre les agents pathogènes qui se trouvent dans l’eau. Il arrive aussi souvent que les personnes locales tombent malades par causes de contamination.
L’eau en bouteille
En général, l’eau en bouteille est facile à trouver. Faites attention par ailleurs de ne pas vous faire berner. Dans certains pays, on peut chercher à vous vendre des bouteilles contrefaites. Il s’agit en fait de bouteilles recyclées qu’on a remplies avec de l’eau du robinet.
Faire bouillir l’eau
Il suffit généralement de quelques instants pour tuer 99,9% des bactéries présentes dans l’eau. Dix minutes pour le 0,1% restant. Le thé et le café sont généralement sans risque. Faire bouillir l’eau est la méthode de purification la plus sure, mais pas toujours la plus simple à mettre en œuvre.
Le traitement chimique
Il existe plusieurs procédés dont l’efficacité est variable. Gardez toutefois en tête le fait que l’utilisation continue et à forte dose de ces produits n’est en général pas très bonne pour la santé. Prévoyez, en moyenne, entre trente minutes et deux heures avant la consommation, afin que les produits aient le temps d’agir.
4. Les allergies
Si vous avez des allergies telles qu’aux noix, aux produits laitiers, à certains fruits ou légumes, renseignez-vous sur les habitudes alimentaires de votre pays de destination. En Asie et en Afrique, par exemple, les arachides et les huiles faites à partir de noix sont utilisées dans la confection de la plupart des mets. Si vous êtes allergiques à ces aliments, vous pourriez avoir des problèmes. Discutez-en avec votre responsable de stage.
5. La chaleur et le soleil
Vous êtes arrivé dans votre pays d’accueil et profitez de la belle température. Gardez cependant à l’esprit qu’une exposition trop longue au soleil peut entraîner des coups de chaleur et des insolations. L’exposition soutenue et répétée au soleil favorise aussi le vieillissement prématuré de la peau et augmente le risque de cancer de la peau. Afin d’améliorer vos chances de rester en bonne santé, adoptez une attitude de RESPECT envers le soleil.
6. Le paludisme (malaria)
Le paludisme est une maladie tropicale transmise par des moustiques, les « anophèles », qui s’apparentent aux maringouins. Ces derniers transmettent, par leurs piqûres, un parasite microscopique appelé « plasmodium », responsable du paludisme. Il existe quatre types de plasmodium : vivax, ovale, malaria et falciparum. Le paludisme à falciparum est le plus répandu et le plus grave. Il peut être mortel. Aujourd’hui encore, une personne en meurt dans le monde à toutes les quinze secondes. La majorité de ces décès survient en Afrique.
Le paludisme sévit dans les diverses zones intertropicales, à l’exception évidemment des zones désertiques ou des hautes montagnes. Si vous voyagez en Afrique, en Asie et dans toute autre zone ou le paludisme est présent, il faut impérativement vous en protéger.
a) Les symptômes
les symptômes du paludisme ressemblent à ceux de la grippe : fièvre, frissons, douleurs musculaires et maux de tête. Ils se manifestent rarement avant dix jours après les piqûres de moustiques.
b) Protection et prévention
Protégez-vous des piqûres de moustiques !
c) Les médicaments (chimioprophylaxie)
Il n’existe pas encore de vaccin contre le paludisme, mais certains médicaments peuvent aider à prévenir la maladie. Le traitement doit être adapté à votre destination, à la durée et aux circonstances de votre séjour. Le type de médicament à prendre dépend de la souche de paludisme qui est endémique dans le pays ou la région ou vous allez et de l’existence d’une résistance aux médicaments. Avec les années, le parasite a développé une certaine résistance au médicament de base appelé « chloroquine » et cette résistance augmente et varie d’année en année, et selon les régions du monde. En raison de ce problème, le médicament recommandé pour la prévention peut varier d’une région du globe à l’autre et même varier d’une année à l’autre. De toute façon, sachez qu’aucun traitement n’assure une protection infaillible. Eviter les piqûres d’anophèles demeure donc le moyen le plus sur.
Consultez une clinique santé voyage pour recevoir l’information nécessaire. Respectez la posologie du médicament prescrit. Les médicaments antipaludéens ne peuvent être délivrés que sur prescription médicale. Aussi, si vous allez dans une région du monde ou le paludisme est endémique, assurez-vous d’apporter avec vous une quantité suffisante de médicaments pour toute la durée de votre séjour. La prise de médicaments antipaludéens doit généralement commencer au moins une semaine avant le départ et se poursuivre quatre semaines après le retour. Si vous êtes enceinte, n’oubliez pas d’en parler à votre médecin. Le paludisme est très dangereux chez la femme enceinte, il vaut donc mieux éviter les zones à risques. Si vous n’avez pas le choix, il faudra bien protéger en sachant que certains répulsifs vous seront déconseillés et certains antipaludéens vous seront contre-indiqués.
Si vous arrivez d’une région à risques et que vous êtes pris de fièvre, même légère, dans les deux mois qui suivent votre retour, consultez d’urgence un médecin. Il se peut que vous fassiez une crise de paludisme.
7. La fièvre dengue
La fièvre dengue est une maladie virale dont la gravité peut varier. Ses symptômes ressemblent généralement à ceux d’une grippe (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, douleurs articulaires, douleurs derrière les yeux et légères éruptions cutanées), mais sa forme la plus grave, la dengue hémorragique, peut causer la mort.
La fièvre dengue est transmise par les piqûres d’un moustique appelé Aedes aegypti. Ce dernier est présent dans plusieurs régions tropicales et sous tropicales du monde, principalement en Asie et en Amérique du Sud, et plus particulièrement dans es régions urbaines.
Il n’existe présentement aucun vaccin, ni traitement reconnu contre la fièvre dengue. Tout comme pour le paludisme, le moyen de prévention le plus efficace demeure donc de rester à l’abri des piqûres de l’Aedes aegypti. Sachez que ce moustique est plus actif de jour.
8. La diarrhée (tourista)
La diarrhée ou tourista est le problème de santé le plus fréquent chez les voyageurs. Elle est généralement causée par des bactéries, plus rarement des virus ou des parasites, contenues dans l’eau et les aliments. Elle peut aussi être causée par le stress, la fatigue, le décalage horaire, les abus alimentaires et d’alcool. La principale complication de la diarrhée est la perte de liquides (eau et électrolytes) pouvant entraîner la déshydrations. La plupart du temps, la diarrhée disparaît sans traitement, généralement au bout de deux à trois jours.
Pour prévenir la diarrhée, suivez les conseils énoncés dans les sections précédentes sur l’alimentation et sur l’eau.
a) Quoi faire en cas de diarrhée ?
Si vous devez impérativement participer à une activité ou vous déplacer, vous pouvez soulager les symptômes d’une légère diarrhée en prenant un médicament comme l’Imodium. Respectez cependant la posologie. Cela est toutefois contre-indiqué si vous faites de la fièvre ou si vous remarquez du sang dans vos selles.
En cas de besoin, prenez un antibiotique prescrit par votre médecin (comme la ciprofloxacine ou l’ofloxacine)
b) Solution de réhydratation orale (SRO)
Afin de vous aider à vous réhydrater, préparez-vous vous-même une solution de réhydratation orale. Celle-ci comprend :
N’hésitez pas en prendre, autant que vous le voulez, si vous sentez le besoin.
c) À surveiller !
Consulter un médecin immédiatement si vous présentez l’un ou l’autre des symptômes suivants :
9. MTS et sida
Pour vous prémunir contre les maladies transmissibles sexuellement telles que la gonorrhée, la syphilis, la chlamydia, l’hépatite B et le sida, utilisez toujours un condom si vous avez des rapports sexuels. La gonorrhée et la syphilis se traitent, mais pas le sida. Sachez que, dans le monde, six jeunes de moins de 25ans sont contaminés chaque minute. Les jeunes de 15 à 25ans représentent déjà aujourd’hui un tiers des séropositifs de la planète, soit dix millions de personnes. L’Afrique subsaharienne est la région du monde la plus touchée par l’épidémie de sida. On y dénombre actuellement près de 30millions de personnes séropositives.
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C. L’expérience interculturelle
1. Le choc culturel
On peut décrire le choc culturel comme suit : produit de l’anxiété résultant de la perte de tous les signes et les symboles familiers de l’interaction sociale. Le choc culturel se produit lorsque vous vous retrouvez dans un environnement complètement nouveau. Comme un poisson sorti de son bocal, vous avez l’impression d’avoir perdu vos points de repère. Tout semble désormais différent.
Pour plusieurs, cette adaptation à une autre culture ne se fait pas sans heurt, et entraîne des hauts et des bas émotionnels. Il arrive même parfois que des participants remettent en question leur participation au stage et qu’ils aient envie de rentrer au Canada. Pour eux, tout ce qui semblait excitant et invitant parait maintenant fade, ennuyeux, voire même menaçant. Mais, sachez que ces moments passent. Il faut être patient et apprendre à les contrôler.
a) Les symptômes
Le choc culturel peut provoquer toutes sortes de réactions. En dépit d’efforts soutenus, le moment viendra ou la compréhension de certaines personnes cessera de s’accroître, et risquera de diminuer.
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